Démantèlement de la « jungle » de Calais

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À Calais (dans les Hauts-de-France), des milliers de réfugiés sont installés depuis le début des années 2000 dans un camp très pauvre qu’on appelle la « jungle » de Calais. En effet, ces gens cherchent à partir en Grande-Bretagne où ils espèrent avoir une vie meilleure mais comme la plupart n’ont pas les papiers nécessaires, ils restent bloqués à Calais. Leur situation est très préoccupante : ils vivent dans des cabanes en bois sans électricité et avec très peu d’eau. Mais cette semaine, les personnes qui vivent là-bas vont devoir s’en aller car notre ministre de l’Intérieur a décidé qu’il fallait commencer le démantèlement (c’est le mot du jour) du camp. En effet, pour lui, il n’est plus possible que des gens continuent de vivre dans des conditions si difficiles. Il prévoit donc de les installer dans des centres d’accueil adaptés où ils seront aidés pour faire leur demande d’asile (une démarche qui leur permettrait d’obtenir le droit de s’installer en France pour être protégés de la guerre). Ce n’est pas la première fois qu’un démantèlement de la « jungle » de Calais est prévu. Lors des essais précédents, les associations qui s’occupent des réfugiés s’y étaient opposées car les solutions proposées pour les déplacer étaient insuffisantes (pas assez de places en centre d’accueil, manque de moyens…). Cette fois encore, ces associations s’inquiètent du sort des 1300 mineurs (les moins de dix-huit ans) qui vivent seuls dans la « jungle » et qui espèrent pouvoir rejoindre leurs proches qui vivent en Grande-Bretagne. Où vont aller tous ces jeunes après le démantèlement du camp ? Qui va les aider à retrouver leur famille ? Les autorités vont devoir rapidement trouver des solutions à ce problème inquiétant afin que chacun puisse trouver sa place après avoir vécu dans la misère de ce camp.

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