Privés de presse privée…

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Sarah : Le peuple birman doit être super content : quatre quotidiens privés viennent d’être publiés et ce sont les premiers depuis 50 ans !

P’tite Marianne : Privés ? Tu veux dire qu’ils parlent de la vie privée des Birmans ?

Sarah : Mais non ! C’est interdit de parler de la vie privée des gens dans la presse. Cela veut dire que ces quatre journaux ne dépendent pas de l’État.

P’tite Marianne : Et pourquoi c’est une bonne chose ?

Sarah : Eh ! Bien, lorsque l’État contrôle la presse et les médias, il n’y a plus de liberté de la presse. Il surveille tout ce qui est dit et les gens ne peuvent donc pas correctement s’informer sur ce qui se passe dans le monde et même dans leur pays.

P’tite Marianne : Mais si les journaux ne peuvent pas parler des évènements qui ont lieu chez eux et ailleurs, de quoi parlent-t-ils ?

Sarah : Eh ! Bien, ils sont obligés de dire du bien de toutes les décisions qui sont prises par les personnes qui sont au pouvoir. Cela empêche les gens de se faire leur propre opinion et c’est ce qu’on appelle de la propagande.

P’tite Marianne : C’est très grave : ça veut dire qu’il n’y a plus de liberté d’expression !

Sarah : En effet, et c’est pour cela que des organisations comme Reporters Sans Frontières se battent pour que les journalistes de pays comme la Birmanie puissent exercer correctement leur profession.

P’tite Marianne : En tout cas, si c’est la première fois depuis 50 ans que les Birmans peuvent lire un journal privé, ils vont avoir beaucoup de choses à apprendre !

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