Carton rouge au gouvernement brésilien
Arthur : Sarah, tu as regardé le match de Coupe du Monde hier soir ? Il était super !
Sarah : Oui, c’est vrai qu’il était top, mais quand je regarde la Coupe du Monde, je ne peux pas m’empêcher de penser à toutes les personnes pauvres qui vivent à Rio…
Arthur : Mais justement, c’est super pour elles : c’est un évènement suivi par des millions de personnes, c’est une chance que cet événement ait lieu dans leur ville. Tu ne crois pas ?
Sarah : Bof, le gouvernement du Brésil a mis beaucoup d’argent pour organiser cette manifestation, alors que les Brésiliens ont besoin d’hôpitaux ou d’écoles…
Arthur : Je n’avais pas pensé à ça… Mais d’un autre côté, beaucoup de gens du monde entier se déplacent pour assister aux matchs. Tu ne crois pas que ça va rapporter de l’argent aux Brésiliens ?
Sarah : Si, c’est vrai, mais j’ai peur que cela ne profite pas aux plus pauvres. Tu savais, par exemple, que des favelas ont été réaménagées pour être plus présentables pour les touristes ?
Arthur : Non, mais c’est une bonne chose ! Les gens pauvres vont pouvoir vivre dans de meilleures conditions.
Sarah : Pas vraiment, car une partie d’entre eux ont été obligés de partir de leurs maisons. En fait, ces changements profitent surtout aux compagnies qui refont les quartiers…
Arthur : C’est vraiment trop injuste ! Dans ce cas, à quoi servent ces changements s’ils n’aident pas ceux qui en ont besoin ?
Sarah : Cela permet de faire oublier au reste du monde que le Brésil a encore de gros progrès à faire pour lutter contre la pauvreté… Mais moi, je ne peux pas m’empêcher d’y penser.
Arthur : Maintenant, je crois que, moi aussi, je penserai à tous les habitants des favelas en regardant le prochain match.