Le jeu, pour s’amuser et bien grandir

Dans la cour de récréation, à la maison de quartier ou à la maison, les enfants passent souvent beaucoup de temps à jouer. Et c’est une très bonne chose !

Jouer permet de se détendre, d’imaginer, de rigoler, de découvrir, de créer des amitiés. Souvent, c’est agréable. Parfois, ça peut être frustrant. Mais les spécialistes sont catégoriques : jouer est fondamental pour se découvrir, découvrir le monde et découvrir les autres. Autant de choses importantes pour grandir heureux et en bonne santé.

Le droit de jouer figure même dans la Convention internationale des droits de l’enfant. Son article 31 dit que tous les enfants du monde ont le droit de s’amuser.

Les enfants n’ont pourtant pas attendu cette convention pour jouer. On trouve des traces de jeux qui remontent à des milliers d’années. Parmi les plus anciens jeux connus, l’un aurait plus de 5 000 ans. Il s’appelle le « jeu royal d’Ur » et a été retrouvé dans une tombe en Mésopotamie.

En Égypte, on a aussi découvert l’un des plus vieux plateaux de jeu, une sorte de jeu de l’oie vieux de 3 000 ans. Dans la Rome antique, il y a plus de 2000 ans, les enfants jouaient déjà avec de petites figurines en bois, en os ou en terre cuite. Les jeux de cartes seraient apparus en Chine il y a environ 1 500 ans, et les jeux vidéo seulement au XXᵉ siècle (o, t’explique qui a inventé les jeux vidéo dans Le sais-tu ?). Les formes changent, mais le jeu est toujours là.

Mais jouer ne veut pas forcément dire utiliser un jouet. On peut jouer avec des mots, des gestes, des rôles ou des idées. Un carton peut devenir une maison. Une règle inventée peut transformer les enfants en chevaliers et chevalières et les adultes en dragons. Une histoire peut naître, simplement en jouant à « faire comme si » ou en imitant.

On peut jouer seul ou avec les autres, avec des objets ou dans sa tête. Parfois, le jeu a des règles, parfois un arbitre ou un objectif. D’autres fois, on est complètement libre d’inventer. Ce qui compte, que l’on soit enfant ou adulte, c’est de pouvoir jouer. Parce que le jeu aide à grandir, à essayer, et à avancer à sa manière.