Sport et bien-être : où en sont les élèves de sixième ?

Si tu es au collège, peut-être as-tu effectué en septembre dernier des tests en cours d’éducation physique et sportive (EPS). Dans le cadre d’une grande étude, le ministère de l’Éducation nationale a demandé à plus de 267 000 élèves de sixième de réaliser plusieurs exercices sportifs pour mesurer leurs capacités physiques.

Les exercices étaient les mêmes dans tous les collèges participants. Pour l’endurance, les élèves couraient en suivant un rythme qui accélérait petit à petit. Pour la force, ils devaient faire un saut en longueur sans élan. Pour la vitesse, ils devaient courir très vite sur une courte distance.

L’objectif de cette étude est de pouvoir comparer les résultats des élèves d’une année à l’autre : elle permet par exemple d’observer s’il existe des différences entre filles et garçons, entre élèves du même âge et ceux qui ont redoublé, ou entre les différents collèges.

En février, les premiers résultats ont été publiés. Le point qui a le plus surpris concerne l’endurance : courir plus de 5 minutes est impossible pour la moitié des élèves testés. Presque 2 sur 10 s’arrêtent avant 3 minutes de course. Pour les deux autres épreuves, les résultats sont un peu meilleurs mais la moitié des élèves reste en difficulté.

L’étude montre également un écart de genre, puisque les garçons atteignent plus souvent le niveau « satisfaisant » que les filles. Dans cette étude, « satisfaisant » veut dire, selon le test, tenir environ 6 minutes sur le test d’endurance, sauter plus de 140 cm sans élan, ou courir 30 mètres en moins de 6 secondes. Il existe aussi des inégalités sociales : les élèves dans des collèges plus favorisés socialement atteignent plus souvent le niveau « satisfaisant ».

Ces chiffres ne donnent pas toutes les explications, mais ils aident les adultes à comprendre pourquoi certains élèves sont plus actifs physiquement que d’autres. Grâce à ça, ils pourront trouver des solutions pour que plus de jeunes aient l’occasion de bouger et de se sentir bien.

Si le ministère de l’Éducation nationale s’intéresse à ces résultats et aux solutions possibles, c’est notamment parce que bouger est important pour grandir et se sentir bien. Quand on fait une activité physique, le cœur et les poumons s’entraînent. On gagne aussi en équilibre et en coordination, parce qu’on apprend à mieux contrôler son corps. Et comme on est encore en train de grandir, bouger et faire du sport aide aussi à construire des os et des muscles plus solides.

Bouger fait aussi du bien dans la tête. Se mettre en mouvement, ça aide à se sentir plus détendu, à avoir plus d’énergie et à partager un moment agréable avec les autres.

Et bouger, ce n’est pas seulement « faire un sport ». Cela peut aussi être marcher, courir, danser, jouer dehors, faire du vélo, participer en cours d’éducation physique et sportive.

Le ministère de l’Éducation nationale devrait donc mettre en place d’autres initiatives pour donner à plus d’élèves l’occasion d’être en mouvement, comme le programme des 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école primaire.