Droit international : à quoi servent les règles entre les pays
Dans notre société, nous respectons toutes et tous des règles : par exemple, nous devons respecter les autres, ne pas être violent ou insultant, accepter les opinions différentes, ne pas voler les affaires des autres, etc. Dans une société démocratique, ces règles sont constituées sous forme de lois.
Ces règles sont très importantes, elles nous permettent de vivre ensemble en paix et à égalité. Sans elles, ce serait la loi du plus fort qui s’appliquerait : certaines personnes auraient tous les droits et les pouvoirs et feraient ce qu’elles veulent.
À l’intérieur d’un pays, les lois sont les mêmes pour tout le monde. Même les dirigeants doivent les respecter. Par exemple, les députés n’ont pas le droit de voter une loi qui leur donne tous les pouvoirs ou qui les avantage personnellement. Quand une loi est votée, le Conseil constitutionnel peut vérifier qu’elle respecte la Constitution. Et ensuite, des juges peuvent aussi faire respecter les lois au quotidien. C’est ce qu’on appelle « l’État de droit ».
Entre les pays aussi, il existe des règles : c’est ce qu’on appelle le droit international. Par exemple, un pays n’a pas le droit de décider que telle région d’un autre pays lui appartient. Il n’a pas non plus le droit de changer les règles ou de prendre des décisions pour un pays qui n’est pas le sien.
En effet, chaque pays est souverain : les personnes qui ont été élues pour le diriger, comme le Président, les ministres ou les députés, décident elles-mêmes des lois qui s’appliquent pour les habitants de ce pays (on t’explique ce qu’est la souveraineté d’un pays dans le sais-tu ?)
Pourtant, ces dernières semaines, plusieurs actions et déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, font beaucoup parler : elles donnent l’impression qu’un pays pourrait obtenir ce qu’il veut par la force, même si des règles existent entre les pays.
Par exemple, début janvier, une opération militaire américaine a eu lieu au Vénézuela pour capturer le Président Nicolás Maduro et l’emmener aux États-Unis. Donald Trump a aussi annoncé qu’il voulait s’emparer du Groenland, une île immense qui appartient au Danemark, pour en faire un territoire américain. Pourtant, les membres du Parlement du Groenland ont annoncé ne pas vouloir être américains mais rester groenlandais.
En agissant ainsi, le président américain ne respecte ni la souveraineté des pays ni le droit international. En effet, l’article 2 de la Charte des Nations Unies interdit « de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ».
Des réactions ont donc eu lieu dans plusieurs pays pour dénoncer les actions du président américain. En effet, lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec les décisions d’un dirigeant, les citoyens peuvent manifester pour exprimer leur colère. C’est ce qu’il s’est passé au Danemark et au Groenland où des personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer à Donald Trump.
Lorsque le droit n’est pas respecté, une action en justice peut aussi être engagée contre un dirigeant. Plusieurs pays peuvent aussi se réunir pour s’opposer à l’action d’un autre pays et tenter de le convaincre de faire autrement et d’éviter les conflits : on appelle cela la diplomatie.
Dans les semaines à venir, les dirigeants de plusieurs pays du monde vont donc se réunir pour dialoguer avec Donald Trump afin de lui rappeler les règles et tenter de trouver une solution sans usage de la force.





















































































































































































































































































































































