Les lycéens et lycéennes manifestent
Depuis quelques semaines, des lycéens et lycéennes se mobilisent dans plusieurs centaines d’établissements en France pour demander de meilleures conditions d’apprentissage. Ils se rassemblent devant leur lycée avec des banderoles et des pancartes. Certains bloquent aussi l’entrée de leur établissement avec des poubelles ou des chaises, et organisent des manifestations pour faire entendre leurs demandes.
Cela fait plusieurs années que des lycéens, lycéennes et professeurs dénoncent le manque de moyens dans les lycées. Dans certaines classes, les élèves sont très nombreux : parfois plus de 30 élèves par classe, et même jusqu’à 35 dans certains établissements. Selon eux, ils ne peuvent pas apprendre dans de bonnes conditions en étant aussi nombreux.
Des syndicats lycéens dénoncent aussi le manque de personnel pour les accompagner au quotidien dans leur scolarité, et les professeurs absents qui trop souvent ne sont pas remplacés : les élèves manquent alors une partie du programme des cours, ce qui les met en difficulté, surtout quand ils préparent un examen comme le brevet ou le baccalauréat.
Les élèves parlent aussi des problèmes liés au rythme de la journée. Ils ont souvent cours de 8h à 18h : ils se lèvent donc très tôt et rentrent tard à la maison, avec encore des devoirs à faire. Ils disent être fatigués et manquer de temps pour se reposer, voir leurs amis ou pratiquer d’autres activités. En 2025, la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, un groupe de citoyens tirés au sort, avait notamment proposé de commencer les cours à 9 h au collège et au lycée et de faire la plupart des devoirs dans les établissements.
Parmi les principales revendications évoquées, on retrouve aussi le manque d’investissement dans les bâtiments. Certains sont très anciens, mal équipés et mal isolés contre le froid ou la chaleur. Ainsi, en juin dernier, des élèves ont passé le baccalauréat ou le brevet dans des classes où il faisait plus de trente degrés. Dans certains établissements, les ascenseurs sont en panne, ce qui empêche le déplacement des élèves en fauteuil roulant, des toilettes ont des verrous cassés et des salles manquent de chaises ou de tables.
Cette mobilisation fait aussi parler d’elle car des interventions policières violentes ont eu lieu contre les adolescents et certains ont été gravement blessés. De nombreuses personnes heurtées par les images, demandent au gouvernement de privilégier le dialogue pour de répondre aux difficultés des jeunes.
De nombreux professeurs, parents et élus locaux soutiennent les lycéens. Ils souhaitent que les jeunes soient écoutés, puissent étudier convenablement et préparer leur avenir dans de bonnes conditions. Le 6 octobre, des jeunes et des adultes ont ainsi manifesté ensemble. Les différentes organisations syndicales lycéennes souhaitent la poursuite de leur mouvement.
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé la mobilisation de 3 000 professeurs remplaçants entre le 9 et le 13 octobre. Il a aussi prévu une demi-journée de discussion dans chaque lycée et un questionnaire en ligne pour recueillir les difficultés et les propositions des élèves. Plusieurs syndicats jugent ces échanges organisés trop rapidement et attendent des décisions concrètes pour améliorer la situation.
































































































































































































































































































































































































































































